Compte-rendu Raid Edhec 2018
 
 
Raid Edhec 2018
Après une telle aventure, nous avons le désir de laisser une trace écrite de ce que nous avons vécu, tellement encore une fois, ce fût grandiose à bien des niveaux. Et modestement, nous voulons vous faire partager cela avec nous.
Immersion complète au sein de la Flowraid…

Nous décidons de prendre la route vers Nice 2j avant le départ du Raid pour voyager à notre aise… Nous récupérons la camionnette qui fera office de « Flowraid Mobile » l’espace d’une semaine. Et là , surprise ! La climatisation ne fonctionne pas. Descendre dans le Sud sans clim’, bof bof… Nous retournons chez le garagiste mais ce dernier ne sait pas solutionner le problème et nous propose un changement de véhicule de côté d’Arlon. Bref, nous descendons sans clim’ mais dans la bonne humeur.

Une première nuit à Saint-Raphaël, une deuxième à la Gaude et ses rues plus qu’étroites, nous profitons des joies du Airbnb.
Jour J, nous y sommes, levés à 6h , petit déj, bonne douche, on vérifie tout et nous partons vers Nice.

- « Purée les gars, j’ai oublié mes gourdes dans le frigo !!! » dit Jérôme
- « Moi aussi !!!! » répond Dumoul

Et nous avons remis les clés dans la boite aux lettres de la proprio. Merduuuum, premier coup de stress. Notre Mc Gyver Dumoul eût l’ingénieuse idée d’utiliser l’aimant situé sur son GSM. Et hop, on récupère les clés et surtout nos gourdes remplies de potion magique.
Nous arrivons à l’université où a lieu le check, papiers en ordre, vélos et matériels en ordre. Il nous reste la pesée de nos sacs où nous pouvions aller jusqu’à 13 kg/pers.
Jérôme, ayant caché son lourd sac à dos, dépasse les 20 kg , même chose pour Dumoul et Daminou !
Bef, nous pensions qu’ils ne seraient pas à cheval sur ce point et nous nous mettons le doigt dans l’œil.
On se regarde, quelque peu dépités, on ouvre nos sacs et sortons ce que nous pouvons : matériel vélo, nourriture, nous enlevons nos matelas le cœur lourd et retirons aussi une tente. Nous dormirons à 3 dans une tente de 2 et sans matelas ! C’est ça aussi l’esprit Raid ! 😉 . Nous sommes dépouillés mais prêts à en découdre. Nous embarquons dans le car qui après 2h de route nous amène à Saint-Martin Vésubie, beau village de montagne où se donnera le départ.


Présentation des équipes, des vainqueurs de l’année passée et des outsiders… Cela permet de mettre un visage sur les équipes à suivre 😉 .

13h, Sbaaaaam c’est partiiiiiiiiii. Que ça fait du bien de laisser parler les jambes. Nous partons sur un trail, qui après 2km, nous rappellera que nous sommes en haute montagne et que nous allons connaitre ce fameux D+ (dénivelé positif) . Nous tenons le rythme des premiers mais au fil de l’ascension, nous devons laisser filer… Le cardio en prend un coup d’entrée. Au sommet, nous récupérons nos VTT avec l’envie de refaire un peu notre retard, nous montons bien, même très bien. Nous devons pointer la balise sur le chemin en contre-bas, nous suivons l’équipe devant nous qui coupe à travers tout et continuons à rouler jusqu’au sommet. Moment où on se dit : « Pas normal de ne pas avoir vu la balise !!! ». Et merduuuuuum, les autres concurrents nous signalent qu’elle se trouvait en bas, à 50m après que nous ayons décidé de couper à travers tout. Marche arrière, on la pointe et nous nous retrouvons en 2ème partie de peloton, un coup au moral. Grrrrrrrrr, nous commençons par une Flowraidite ! Le reste du parcours VTT emprunte un GR (sentier de Grande Randonnée) impraticable sur la selle… Nous portons donc nos VTT jusqu’au sommet avec la pluie pour nous accompagner.
Une fois arrivé au CP ( Check Point) , nous repartons sur un trail plus roulant et finissons par une course d’orientation au centre d’un village de montagne qui s’apparente à un véritable labyrinthe. Une dernière descente à fond de balle et nous arrivons au bivouac. Nous sommes un peu frustrés mais heureux et conscients de participer à une folle aventure. Après ce 1er jour qui réussit rarement à la Flowraid, nous pointons à la 17ème place, loiiiin derrière les premières équipes. Nous installons notre campement, prenons une douche merveilleuse à ce robinet extérieur laissant couler un pipi de chat, et où 120 prsonnes doivent se laver. Et ça aussi, c’est du Raid 😊 .


L’animation du soir consiste à élire Miss et Mister Edhec. Comme le flowraider ne se laisse jamais abattre, il décide d’y inscrire le playboy de la bande en la personne d’Arnaud. Au fruit d’une danse des plus sensuelles, il fût élu à l’applaudimètre et ce, devant de valeureux concurrents. La Flowraid prendra place dans sa suite nuptiale, fière de ce titre et motivée à se donner pour l’étape du lendemain.

Jeudi 31 mai , 7h 30 , nous nous engageons sur cette deuxième étape avec beaucoup d’envie et commençons par un trail, avec un D+ monstrueux pour ne pas changer , et à Daminou de constater que : « Si on continue à grimper comme ça, on va toucher le ciel ». Nous sommes bien avec la carte et Arnaud nous sollicite pour prendre une décision. Soit, nous continuons à courir longtemps et en montant, soit nous empruntant une ancienne rivière qui s’apparente à un mur d’escalade où se mêlent gros rochers, sapins, arbres abattus, … En concertation, nous décidons d’opter pour la solution la plus courte mais peut-être pas la plus rapide. Faire des choix fait aussi parmi du Raid 😉. Arnaud part en éclaireur, ouvre la voie qui n’est pas toujours évidente à trouver. Nous montons, ou nous escaladons plutôt. Avec cette phrase à un moment dans al bouche de Daminou : « Mon Dieu qu’est-ce que je fais ici ?? … Si Emilie me voyait ! » 😉.
Purée mais qu’elle est longue cette rivière et plus nous montons, plus cela devient compliqué de trouver un chemin par où passer.
- « Par ici les gars » nous lance Dumoul
- « Mais attention, c’est un peu dangereux » précise-t-il
Nous voilà à flan de falaise où nous devons grimper et se rattraper dans une espèce de mousse-terreau.
- « Puréééeee les gars, je gliiiiisse » lance Jérôme
Daminou supporte Jérôme à la force de sa main sous la basket de ce dernier et Dumoul lui tend son bâton (de montagne !) . Jérôme, le corps collé à la roche tire avec ses bras et poussé par Hulk Daminou, franchit cet obstacle.
- « Oufti, c’était quelque chose hein cette montée hein les gars ».
On dira que c’est Raid aussi ça ! 😉😉
On en termine avec ce trail et nous nous préparons pour le canyoning. Daminou est excité comme une puce à l’idée de découvrir cette activité. Nous enfilons les combis et le casque ( 😊) , un rocher, une battue et 5m plus bas, Plouuuuuf ! Non Didjou, elle parait glacée… Et là, nous partons pour 45 min de pur Flow , des toboggans naturels, des sauts plus beaux, plus hauts, plus fous les uns que les autres. La Flowraid prend son pied…
Nous remontons à pied, enfourchons nos VTT et nous nous engageons dans la montée du col de Turinie, col que nous franchirons sur asphalte, c’est assez rare pour le signaler. Jérôme en gestionnaire du temp, Dumoul et Daminou dans la roue, le train Flowraid est en marche. Nos gouttes de sueur abreuvent cette route asséchée, mains sur le guidon, nous levons rarement la tête pour regarder les nombreux lacets qui nous attendent encore. L’effort est beau, les visages sont marqués mais personne ne demande de diminuer le tempo, on souffre, on se tait et surtout on pousse sur les pédales…Sbaaam nous voilà au sommet avec un bon ravitaillement qui nous attend. Une assiette de pâtes bien salée et nous repartons , où ce qui nous attend n’est rien d’autre qu’une piste de ski où même avec la meilleure volonté, il est impossible de rester sur le vélo. On pousse donc notre bicyclette et même là, les mollets brûlent… On s’essaie alors à différentes techniques et il faut bien avouer que monter en marche arrière n’était pas une mauvaise solution , surtout pour soulager ces mollets qui nous donnaient l’impression de bientôt sortir de nos gambettes ! Nous continuons notre chemin, et là un choix s’impose de nouveau. Un GR se propose à nous et nous voyons une équipe de tête l’emprunter. Décision prise , nous partons dans ce GR qui s’avèrera être un véritable chemin de torture. Une pente sèche, une largeur de 70 cm , des cailloux, des gros cailloux, des cailloux méchants et pas beaux, nous voilà embraqués dans un portage à n’en plus finir. Nous sommes en chaussures automatiques, le vélo sur notre dos dans un sentier détestable où le nombre d’arbres en travers de la route est incalculable … nous marchons 10’, 20’, 30’ …1h…1h30 le moral en prend un coup, les corps s’affaiblissent. Dans un rare moment où la pente s’adoucit sur une dizaine de mètres, Jérôme décide de remonter sur son vélo. Chemin très étroit, manque de fraicheur, essayer de clipser, …et bouuum il bascule sur la droite et tombe dans la pente…un arbre viendra à son Salut pour le stopper , son sac à dos servant de pare-chocs. On râle encore une bonne fois et on termine cette montée abominable qui de la bouche de Jérôme, restera l’un de ses pires moments sportifs ! Nous terminons par une longue descente technique en VTT où nous excellons . Nous arrivons au bivouac où les parents nous attendent. Ça fait du bien de les voir…Nous sommes contents de notre journée même si nous aurions pu être plus chanceux dans notre prise de décision. Nous terminons 10ème de l’étape de remontons à la 10ème place au général. Nous rentrons pleinement dans notre Raid. Après être descendu au village pour partager un verre avec les parents, nous rejoignons le bivouac pour notre repas gastro, d’excellentes pâtes carbonara . L’activité du soir donne la possibilité aux équipes d’exprimer leur talent de … chanteur. Il en fallait pas plus à notre mister Raid Edhec pour chantonner l’air de la « Petite Mandarine » , le bivouac se transforma le temps de quelques instants en véritable stade de France.
Et la bonne nouvelle de la soirée est qu’on nous annonce l’étape la plus difficile le lendemain et que le lever sera à 4h15 pour partir à 5h3O.


Le départ de cette 3ème étape sera donné de 30’’ en 30’’ dans l’ordre inversé du classement général . Ce qui signifie que chaque équipe qui nous dépassera se situe devant nous au classement.
Pour ne pas changer, nous commençons avec un trail et du D+ en guise de déjeuner. On se rend compte, à force de rattraper des équipages que les jambes répondent présentes. Les premières équipes tardent à nous rattraper ce qui nous permet de démarrer la section VTT avec les meilleurs. Nous avions convenu que nous ne voulions plus de portage qt que nous préférions un effort plus long mais sur le vélo. Nous ne pensions pas aussi bien dire !!! Nous voulions de l’effort…. Nous avons eu de l’effort puissance 1000. Nous nous retrouvons avec les 3èmes au général, une équipe mixte où la gonzesse n’est autre qu’une machiiiiiiiine de guerre. Arnaud n’ayant pas prévu cet itinéraire, nous devons nous en remettre à nos jambes pour être capable de les suivre. Et là, mes amis, nous partons pour la plus looongue ascension de notre vie !!!! Cela commence sur la route où ça monte … longtemps mais le ton est encore à l’humour. Faisant semblant de rien, je demande à l’orienteur ( impressionnant dans sa lecture de carte !) ce qui nous attend encore et là , il me répond que ça va seulement être dur et long …. D’autant mieux pour éprouver du plaisir parait-il. La route se transforme en poussière et cailloux, tous les pignons sont à gauche pour tout le monde. Mon Dieu que la Montagne est belle, que les paysages sont beaux mais que l’effort est duuuuuur. Les premiers de la course sont 200m devant nous. Nous montons bien, cela dure 30’, 1h , 1h30, 2h, … les visages sont marqués, on ne voit jamais la fin ! Arnaud accuse un peu le coup et laisse de la distance avec l’équipage que nous suivons, Daminou se bat comme un lion et Jérôme joue le rôle de l’élastique en suivant le groupe, s’arrêtant au changement de direction et rattrapant les concurrents pour permettre à la Flowraid de se repérer. Au final, après 2h50 d’ascension , nous arrivons au ravitaillement où l’équipe avec qui nous avions gravi l’ascension nous félicite pour l’effort partagé. Merci à eux surtout !hihihi. 48km et plus de 2000m de D+ , les connaisseurs apprécieront ! 😉
Quelques km plus loin, nous arrivons à un arrêt chrono où nous remplissons nos estomacs. Une épreuve de biathlon nous attend. 5 tirs chacun et un tour de piste à effectuer par erreur au tir. Jérôme et son goût prononcé pour la course effectuera 4 tours, Arnaud en visant dans la cible d’à côté effectuera 2 tours et Daminou, surnommé Lucky Luke pour l’occasion, nous regarda courir.
Une dernière descente en VTT nous emmène au point suivant.
Nous enchainons avec un long trail où on sent les corps émoussés. A la suite de ce trail, nous devons prendre la décision d’aller chercher 2 balises bonus ou pas. Arnaud et Daminou se tâtent, je sens que ce n’est pas gagné … La fatigue est omniprésente et Arnaud est victime d‘une petite fringale. Au fur et à mesure des km, le côté guerrier des flowraiders prend le dessus et nous décidons d’aller les chercher ces p… de balises bonus. Nous sommes contents de notre décision, le single est magnifique. Purée, on est dans le flow, on donne, on sent que nous sommes dans le coup. Une dernière descente pour nous achever musculairement et nous voilà arrivés à Thiery, village montagneux où résident 15 habitants !
Les parents nous parlent sans cesse de leur ascension épique en voiture ; oui, pour eux aussi c’est l’aventure ! 😉
Au final , 6ème de l’étape, on grapille encore une place au général pour pointer à la 9ème place. Nous sommes heureux et fiers de nous , de l’effort, du mental. La Flowraid est dans la place ! 😊😊😊
Le village, ne voyant jamais personne, avait sorti les petits plats dans les grands en nous accueillant avec apéro et pizzas. Le champion de monde d’une version provençale de « Pierre – Papier- Ciseaux » était même présent. N’ hésitez pas à demander à Daminou plus d’infos sur ce jeu qui pourra égayer vos soirées.
Nous sommes cuits et nous partons nous coucher en espérant mieux dormir que les nuits précédentes.


J4, Quand nous recevons les cartes et le roadbook de l’étape du jour, nous comprenons que la journée sera encore très longue.
Comme à l’accoutumée, nous partons en trail pour commencer cette 4 ème étape. Ça monte, ça descend, beau single, nous partons toujours dans l’ordre inversé et nous nous sentons bien, on déroule. On monte chercher la première balise puis descendons rapidement et techniquement vers le Var où nous attend un canoë – kayak. Oh non Didjou, il y a beaucoup de courant… On enfile les combis et le casque ( 😊😉 ) , on discute et au final on prend la décision que Daminou prendra le canoë solo et Jérôme et Dumoul, le duo. Nous avons un secteur non chronométré de 5OOm pour tester, Daminou en profite pour se retourner et ainsi se rafraichir et Jérôme et Arnaud pour la paix du ménage décide d’inverser leur rôle. C’est partiii,… du courant , du débit , des vagues,.. on en ramasse plein la tronche mais on aime ça. Daminou est quelques mètres derrière, il se bat, il est beau tandis que le canoë en duo gère assez bien et adopte les bonnes trajectoires. L’effort est vraiment très sympa. Une fois arrivé, nos sacs ne sont pas là, … on doit attendre. Heureusement, les temps est neutralisé. Une fois les affaires récupérées, nous partons en trail où l’orientation s’annonce délicate à un moment. Arnaud a le bon feeling et nous finissons 7ème de cette épreuve.
On se ravitaille une bonne fois, reprenons nos bécanes et partons vers une nouvelle ascension. On ne se pose plus la question pour les bonus, nous allons tout chercher. Nous montons, nous descendons , nous montons et nous montons encore, les jambes sont là même si nous donnons peut-être de trop. Nous récupérons une équipe classée devant nous , une nouvelle descente technique bien gérée et nous voilà au ravito avant le dernier secteur VTT. Jusque-là tout va bien …
Nous repartons et récupérons 2 équipes du top, non didjou on est encore dans le coup. Le rythme est rapide et à ce stade de l’étape, nous décidons de suivre ces 2 équipes de tête, on roule toujours comme des montagnes russes jusqu’ à arriver au niveau de la rivière , la balise se trouvant en haut d’un col. Nous rions jaune et l’orienteur d’une équipe adverse nous prévient que c’est du très lourd qui nous attend… Un sentier de vaches, où les pierres prédominent, la pente est très relevée, une nouvelle fois tout à gauche et nous jouons les équilibristes pour rester sur notre vélo. La Flowraid souffre , plie mais ne rompt pas. Nos concurrents souffrent tout autant sous la chaleur accablante. Dumoul et Daminou jouent à l’accordéon, ils lâchent, reviennent, s’accrochent, laissent de la distance jusqu’à l’explosion.
Je rejoins Dumoul qui me confier « Vouloir un bac et des vaches » , et il me le répète une dizaine de fois. Je le vois très loin dans l’effort, il divague comme ça mais pousse encore et tjs sur ses pédales. C’est le genre de montée où seul, on mettrait le pied à terre 1000x mais là, pour le groupe, on va au bout… et de la bouche d’un flowraider de dire « Ton corps ira là où ta tête veut t’emmener ». Arrivés au sommet, nous nous hydratons tant et plus pour le dernier trail de la journée. Soit plus long avec une balise bonus de 20’, soit plus court mais avec 400m de D+ . Arnaud nous demande juste d’aller au plus court. On prend nos bâtons et partons pour ce dernier effort de la journée. On a perdu un peu de notre rythme de feu de la journée mais au courage , nous terminons cette étape de plus de 3500m de D+. Encore une fois, nous sommes fiers de nous. Nous finissons 6ème de l’étape et gagnons une place au général càd que nous pointons désormais à la 8ème place. Pour une fois, le bivouac est près d’un village plus peuplé et nous décidons d’aller manger au resto. Une entrecôte- frites qui nous parait être la meilleure du monde. Un vrai moment de Bonheur après ces 4j intenses. Nous allons nous coucher le ventre plein, des étoiles plein la tête et l’envie de bien terminer le lendemain.


En de départ de dernière étape, l’équation est simple, nous avons 5’ d’avance sur une très bonne équipe pour conserver notre 8ème place. Il va encore falloir se battre. Dernier trail de l’aventure, départ toujours en ordre inversé, càd que notre équipe « rivale » de jour démarre 30’’ devant nous. Le rythme est donnée, ça va vite… leur intention est clairement de nous faire exploser sur le trail… on cravache…on perd du terrain mais on les aperçoit… au loin. Ça va être serré cette histoire. On récupère nos vélos, Arnaud a perdu la carte, plus d’autre choix que de suivre les premiers. Ça tombe bien, c’est le genre de situation qui nous excite. Ça grimpe, encore un sentier des vaches tout pentu et caillouteux . On fond sur l’équipe en concurrence pour la 8ème place, on les dépose dans la montée avant d’effectuer une descente de 45min où notre fourche et nos avant-bras ont souffert terriblement. Dans cet exercice, la Flowraid s’est avérée être l’une des meilleures équipes . Il reste 300m , un petit coup de déconcentration et un beau soleil pour finir pour Jérôme. Rien de cassé, ça repart et SBAAAAAM check point final !!!!! Les équipes se congratulent, le moment est fort et puis les flowraiders se lâchent, Dumoul vit son moment d’émotion et Daminou, plus souvent dans la retenue, ne peut cacher ses larmes…PUREE, QUELLE AVENTURE !!!! Ce fût extrême, difficile, magnifique, magique, …
Nous venons de vivre un raid extraordinaire tant sportivement, mentalement qu’humainement !
La descente vers Nice s’effectue sans chrono, cela ressemblait à la dernière étape du tour de France où les équipes partagent leur vécu sur les Champs Elysées. Si ce n’est que pour nous, c’était sur la promenade des Anglais.
L’arrivée finale a lieu au château sur la colline à l’est de la promenade. L’organisation proposait un dernier défi où les derniers hectomètres étaient chronométrés en sprint final. La Flowraid et son esprit compet , lâche une dernière fois les chevaux et remporte cet ultime effort.

Apéro, massage, anecdotes, … on décompresse, on apprécie le moment. Les parents nous rejoignent pour partager ce moment. Au final, nous sommes appelés sur le podium en tant que 3ème équipe hommes. Ça, c’est juste la cerise sur le gâteau !
Maintenant, je tiens à remercier mes coéquipiers, Arnaud et Daminou, vous avez été extraordinaires !!!! Daminou, tu en as surpris plus d’un mais le premier à être surpris, c’était toi, tellement tu dépassais sans cesse tes limites. Chapeau !!!
Nono, un peu moins bien préparé, tu as encore démontré des qualités énormes et une capacité à ne jamais renoncer qui m’impressionne toujours autant . Tu avais la mission de gérer la carte, et Dieu sait que ce n’est pas simple, personne du groupe n’aurait su faire mieux ! ET MERCI pour la bonne humeur continuelle. Une team au toooooooop !
Merciii aux parents de nous soutenir dans nos folles aventures et Merci au staff du Raid Edhec pour leur organisation sans faille.
Sans oublier de remercier toutes les personnes qui nous ont soutenu de près ou de loin lors de cette aventure. Vos nombreux messages nous allant droit au cœur.

Un flowraider heureux


PS : Ah ouiiii, les 15 premières places sont qualificatives pour les championnats du monde…
Affaire à suivre … hihihi